On compte aujourd’hui en France 2,6 millions de pratiquants contre 1,8 millions en 2017. C’est un chiffre qui ne fait que s’amplifier et montre bien que loin d’être une tendance, c’est un phénomène de fond qui s’intensifie.

Du sanskrit « union, méthode », il est l’union du corps et de l’esprit, il vise à apporter un bien-être physique et mental, c’est à la fois une philosophie et un art de vivre.

Je veux parler bien sûr du yoga.

Le but du yoga selon la conception occidentale est la quête d’une harmonie, d’une unité entre corps et l’esprit.

Il existe de nombreuses voies et styles de yoga qui sont étroitement liés à nos aspirations individuelles et aux divers aspects de notre nature.

Le yoga s’invite de plus en plus dans nos vies en ces temps troublés et on assiste à une véritable mutation de sa pratique notamment avec l’émergence des réseaux sociaux.

Le yoga traditionnellement pratiqué en salle se transforme en yoga 3.0. Une opportunité ou une menace pour le secteur ? Pour en parler je reçois Elodie Garamond, Fondatrice du Tigre Yoga Club qu’elle a crée il y 5 ans et qui compte 5 salles à Paris et plus de 10 000 adhérents en France.

Bonjour Elodie, nous sommes en décembre, comment vas-tu ? Es-tu toujours en colère ?

Tu t’es fait le porte-voix de la profession et entrepris des démarches comme la création du mouvement #savemyyoga sur les réseaux sociaux, ou encore l’invitation lancée au Conseil scientifique et au ministre de Sports de venir sur le terrain, dans vos salles, comme ils l’ont fait à Marseille, ou encore la lettre ouverte que tu as adressée au gouvernement le 25 septembre dernier co-signée par de nombreux centres de yoga. As-tu obtenu à date une réponse ?  Ces démarches ont-elles portées leur fruits ?